Forfaitiser la course d’approche, en la fusionnant avec la course minimum ou en prévoyant un forfait d’approche spécifique en cas de réservation. Permettre aux chauffeurs de taxi de ne pas facturer la course d’approche s’ils le souhaitent.

Par ailleurs, et à titre d’exception puisque le compteur est la règle sur le marché de la maraude, la création de forfaits réglementés entre les principaux aéroports et les grandes métropoles reste souhaitable. En région parisienne, des forfaits entre Roissy et Villepinte, Roissy et Le Bourget, ainsi qu’entre les aéroports et la capitale sont nécessaires. Cette mesure avait été actée dans le protocole d’accord relatif à l’évolution de la profession de taxi du 28 mai 2007 (engagement 24). Elle permettrait une meilleure information des clients, notamment étrangers, à leur arrivée et renforcerait l’attractivité du territoire. L’existence de forfaits dans les principales capitales européennes est bien connue des voyageurs. Son absence décourage l’usage du taxi. Une telle mesure faciliterait par ailleurs la lutte contre le racolage dans les aéroports, puisque le prix d’une course en taxi pourrait être affiché et découragerait les clandestins de proposer des courses à des tarifs élevés.

Cette piste doit en revanche être couplée en région parisienne avec une réflexion sur la congestion, et donc sur la réservation d’une voie aux bus et aux taxis entre les aéroports et la capitale (cf. infra). Le montant du forfait devra être négocié entre les administrations compétentes et les professionnels : un forfait trop élevé pourrait en effet décourager l’usage du taxi, tandis qu’un forfait trop réduit pourrait rendre l’offre de taxis insuffisante aux aéroports. Etant donné la surface de la capitale, une distinction entre les deux rives de la Seine pourrait être envisagée.