Renforcer, lors du renouvellement des véhicules, la visibilité des taxis dans les principales métropoles, par exemple avec une couleur unique et des dispositifs d’identification amovibles. Organiser au niveau des taxis parisiens une campagne grand public sur la modernisation et l’amélioration du service des taxis.

Le taxi se modernise pour devenir une vraie alternative à la voiture individuelle.

Les taxis parisiens souffrent souvent d’une image dégradée auprès du public. Cette idée est corroborée Les taxis parisiens souffrent souvent d’une image dégradée auprès du public. Cette idée est corroborée par un sondage de l’institut BVA de mars 2014 auprès d’utilisateurs de taxis à Paris et dans la petite couronne : ainsi, interrogés sur les premières choses qui leur viennent à l’esprit quand ils pensent aux taxis parisiens, 79 % des sondés citent des éléments négatifs (trop chers pour 37 %, peu nombreux pour 11 %). Les relations avec le chauffeur et les moyens de paiement proposés sont considérés comme non satisfaisants par plus de la moitié des personnes interrogées. Le paiement par carte bancaire a déjà été refusé à 70 % des sondés, qui sont par ailleurs 78 % à estimer que le prix des courses est trop élevé.

En revanche, les utilisateurs de taxis parisiens sont très satisfaits des véhicules, qu’il s’agisse de leur qualité (82 %), de leur confort (81 %) ou de leur propreté (73 %). Il est aussi important de souligner que la profession a su se moderniser pour répondre aux attentes des clients. Ainsi, les premières applications destinées aux taxis ont fait leur apparition en 2008. Les véhicules ont eux aussi évolué, avec l’apparition de monospaces pouvant transporter cinq passagers ou le développement de véhicules pouvant accueillir des personnes à mobilité réduite. Les principales compagnies de radio- taxis proposent une offre « verte », avec des véhicules hybrides. Les services de taxis partagés ont aussi fait leur apparition, permettant de réduire les coûts pour les clients et de limiter les émissions polluantes. Des avancées sont encore possibles, d’autant que les attentes des clients restent simples à satisfaire : ainsi, les chargeurs de portable et le choix de la radio/musique par le passager sont cités par plus de la moitié des personnes interrogées comme les plus souhaitables pour améliorer le service des taxis. Des efforts sont donc encore nécessaires en termes de visibilité et de services offerts à bord des véhicules. Ils sont indispensables pour que le taxi soit enfin compris comme une véritable alternative à la voiture individuelle, une solution permettant de compléter l’offre à disposition des citadins, les encourageant ainsi à penser leurs déplacements sans recourir à un véhicule personnel. Des évolutions en faveur du développement du taxi partagé et des flottes « vertes » sont nécessaires. Une meilleure adéquation entre l’offre et la demande, notamment grâce aux nouvelles technologies, est indispensable (cf. infra). Enfin, les pouvoirs publics doivent mieux prendre en compte le taxi dans les réflexions visant à moderniser les déplacements et à lutter contre la pollution en ville. On peut constater le décalage entre l’opinion mesurée dans les sondages et les efforts de la profession ces dernières années pour améliorer la qualité du service. La profession devrait s’organiser sur la zone du taxi parisien pour améliorer son image et faire une communication grand public sur la modernisation de son service.

1.2.2. Des aménagements sont indispensables pour que le taxi puisse participer à la modernisation des villes

La prise en compte dans les documents de planification des collectivités territoriales des dimensions taxi et transport léger de personnes reste insuffisante au regard du nombre de véhicules et de personnes transportées. Les taxis doivent être mieux intégrés à la réflexion sur la mobilité en Ile-de-France, mais aussi dans les principales métropoles, pour faciliter les déplacements, offrir une alternative à l’usage de la voiture individuelle et renforcer l’attractivité des métropoles.

1.2.2.1. La circulation des taxis entre les villes et les aéroports doit être fluidifiée

Les trajets entre les aéroports et les villes sont souvent allongés par d’importants embouteillages. Cela complexifie le travail des taxis et peut nuire à l’attractivité du territoire. Ce problème est particulièrement important en région parisienne.

Réserver une voie aux transports en commun et aux taxis entre l’aéroport de Roissy et la capitale sur l’autoroute A1 permettrait de fluidifier les déplacements des taxis. Cette piste a été expérimentée entre avril 2009 et février 2010, jusqu’à ce que les travaux de modernisation du tunnel du Landy mettent fin à cette expérimentation. En outre, la voie réservée a induit un allongement des temps de parcours pour les usagers du boulevard périphérique extérieur. Cette mesure a en revanche permis d’augmenter l’offre de taxis dans la capitale. La réouverture de la voie réservée sur l’A1, ainsi que sur les autoroutes A4, A6, A10 et A12 est à l’étude. La voie A1, voire l’A6 vers Orly, pourraient être réservées à la fois aux bus et aux taxis. Cette réflexion pourrait aussi être menée dans les autres grandes agglomérations françaises.

Une création rapide des voies réservées est nécessaire. Les voies réservées entre les aéroports et la capitale sont un élément important pour la création d’un forfait aéroport (cf. supra).