Encourager les taxis à s’équiper de véhicules hybrides ou électriques fabriqués en France.

Le taxi est une profession d’avenir. Mais cette profession doit devenir plus visible pour gagner des parts de marché. Face au développement des applications smartphones, le taxi doit évoluer pour devenir la vitrine de la ville, une référence pour les visiteurs étrangers et pour les citadins. Malgré les évolutions positives intervenues depuis 2008, avec notamment les lumignons verts et rouges, les taxis parisiens restent peu reconnaissables. Ils ne sont pas l’image de Paris, contrairement aux taxis de la majorité des capitales : noirs à Londres, jaunes à Athènes ou à New York, ivoires à Berlin ou blancs avec une bande rouge à Madrid.

Les taxis parisiens pourraient gagner en visibilité, notamment auprès de la clientèle internationale, en adoptant progressivement des véhicules d’une couleur unique. Cette évolution pourrait intervenir rapidement grâce au renouvellement fréquent du parc11. Elle pourrait accompagner le mouvement en faveur de véhicules propres fabriqués en France. La volonté de rendre les taxis plus facilement identifiables n’est pas nouvelle: à titre d’illustration, une ordonnance du préfet de police de Paris en date du 16juillet1953, prévoyait déjà que les taxis soient peints en deux couleurs (foncé pour la partie inférieure, claire pour la partie supérieure) et pourvus d’une séparation intérieure en verre renforcé isolant la cabine du chauffeur. Cette question avait aussi été évoquée lors de la mission du préfet Chassigneux en 2008. Le protocole d’accord relatif à l’évolution de la profession de taxi de mai 2008 avait ainsi prévu que les véhicules soient bicolores à partir de 2009. Ces réformes ont échoué, notamment en raison du souhait des taxis de pouvoir utiliser leur véhicule pour leurs déplacements personnels.

La couleur unique ne devrait pas être imposée à une date précise, pour ne pas engendrer de charges financières pour les artisans. Elle ne devrait pas non plus entraîner donner une image dégradée du taxi, ce qui milite en faveur d’une couleur sobre. A Bruxelles, les taxis sont par exemple de couleur noire avec un dispositif aimanté aux couleurs de la ville (un damier noir et jaune). Les taxis pourraient, sur ce modèle, s’équiper de véhicules par exemple noir (donc facilement revendables), avec un dispositif amovible aimanté reprenant les couleurs et logo de leur ville.

11 Selon les professionnels consultés, on peut estimer que les véhicules sont changés tous les trois ans en moyenne.